Bokashi et micro-organismes efficaces

Bokashi et micro-organismes efficaces

Une autre façon de faire son compost et d’envisager l’avenir de la planète.

Avertissement: Ceci n’est pas un essai scientifique, mais un article de vulgarisation. Il tente de mettre à la portée du plus grand nombre une technique très complexe qui ne nécessite aucune compétence particulière pour sa mise en œuvre, si ce n’est un peu de rigueur et d’attention. Les résultats vous surprendront certainement autant qu’ils m’ont étonné. Si vous n’aimez pas lire les histoires, allez directement au paragraphe “Comment faire son bokashi”. Pour en savoir beaucoup plus, consultez la bibliographie en fin d’article.

                              La fertilité d’un sol ne réside pas dans la seule présence d’éléments fertilisants. C’est un processus complexe à la fois écologique et biologique qui ne peut s’effectuer sans la présence de micro-organismes. , de faune et de flore souterraines. Un sol vivant est capable, sans l’intervention de l’homme, de se structurer et de se régénérer grâce à l’interaction des végétaux et du vivant pour faire évoluer la roche mère et réduire les polluants. C’est ainsi qu’on peut expliquer la biodiversité qui permet à chaque plante de vivre dans un certain milieu qu’une autre n’acceptera pas.

Un sol mort ou surexploité doit avant tout être restauré en lui restituant les éléments détruits ou prélevés de manière inconsidérée. Un sol vivant doit être entretenu pour pouvoir être exploité à des fins nourricières, par la restitution des éléments prélevés, sous une forme transformable par la biologie de son milieu.

Il faut avant tout considérer le sol comme un ensemble d’éléments indissociables, car la micro-faune ne peut vivre sans matière organique et sans oxygène, mais la matière ne peut être ingérée et transformée par cette faune que grâce aux micro-organismes qui la gèrent à tous les nivaux de la rhizosphère.

                              Sur l’ensemble de la planète, seule une couche de 15 à 30 cm de terre correspond à la définition de “terre arable”, favorable à la croissance des végétaux (du latin arabilis : labourable). Pourtant, grâce au travail de l’homme qui encourage (sur la base de savoirs dont on ne connait que très peu de choses), depuis des temps reculés, la prolifération des micro-organismes efficacescertaines parties du globe terrestre accroissent cette couche nutritive jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, même dans des terres réputées totalement infertiles. Ces terres sont nommées “Terra preta”. Elles seront définies dans une autre page, mais elles sont l’aboutissement d’une accumulation de techniques et de savoirs qui n’auraient aucune efficacité sans l’interaction des plantes et de la matière avec l’infiniment petit.

                              En 1881, Charles Darwin écrivait: “Je ne pense pas qu’il existe d’autres animaux que les micro-organismes et les vers de terre, qui ont joué un si grand rôle dans l’évolution de la terre”.

                              La vie est une interaction de milliards de micro-organismes qui influent sur l’évolution humaine et animale. On en dénombre plus de mille milliards par gramme de terre, de salive ou de milieu de culture.

De longue date l’homme a compris qu’il existe deux groupes distincts, l’un bénéfique et l’autre néfaste, qui tour à tour prédomine et conditionne la santé. On parle alors d’infection ou d’affection.

La science a ensuite découvert deux catégories différentes de bactéries, celles qui vivent dans un milieu pourvu d’oxygène, bactéries aérobies, et celles qui vivent en l’absence d’oxygène, bactéries anaérobies. Les scientifiques ont alors conclu de leurs observations que les bactéries anaérobies étaient néfastes pour le vivant et ne pouvaient cohabiter avec celles qui vivent en atmosphère pourvue d’oxygène. Croyance toujours très ancrée dans le domaine populaire.

Par les habitudes imposées de la civilisation, l’homme se prive parfois de certains facteurs indispensables à la vie.

                               On reconnait pourtant de longue date un certain nombre d’applications largement bénéfiques de l’utilisation des bactéries, telles que l’élaboration des vins et de l’hydromel, la fabrication du pain et des yaourts, la lacto-fermentation des légumes, la fabrication du vinaigre, l’affinage des fromages bleus, le kéfir, l’ensilage de l’herbe et du maïs, la méthanisation ou l’assainissement par fosse sceptique.

                               Les micro-organismes foisonnent particulièrement dans les zones de compost et les sols forestiers qui ne sont pas perturbés par l’activité humaine. A contrario, on constate de graves déficits dans les sols agricoles et industriels perturbés par les produits chimiques, le remplacement des matières organiques par les engrais minéraux, et les pratiques culturales intensives. Ce sont pourtant des agents bio-actifs naturels indispensables à une évolution favorables de la vie.

                               Dans les années 1970, des chercheurs japonais ont tenté de mettre en évidence les interactions des micro-organismes entre eux et leur influence favorable ou défavorable sur un milieu de vie. Ils les ont nommés micro-organismes efficaces, en anglais Effective Micro-organisms (en abrégé EM). Ils ont ainsi découvert qu’il existe en réalité trois groupes d’organismes qui se répartissent ainsi:

  • les micro-organismes positifs d’agradation environ 10 %
  • les micro-organismes négatifs de putréfaction environ 10 %
  • les micro-organismes opportunistes environ 80 %

                               Les micro-organismes positifs et négatifs sont deux petits groupes, alors que les micro-organismes opportunistes représentent un groupe beaucoup plus important. Dès qu’un des deux premiers prend l’ascendant sur l’autre, le groupe d’opportunistes, représentant 80 % de la population, le rallie. C’est ainsi qu’à la faveur d’une carence ou d’une faiblesse, on voit apparaître des problèmes sanitaires plus ou moins importants selon l’état de résistance de l’hôte ou la dégradation du milieu de culture. Toutefois, les micro-organismes négatifs n’en ont pas moins leur utilité dans l’équilibre et la stabilité biologique.

Chez l’homme et les animaux à sang chaud, on constate la plupart du temps à posteriori la domination des micro-organismes négatifs. Ce sont les micro-organismes positifs qui provoquent une montée en température du corps pour réduire la population de micro-organismes négatifs qui ne survivent pas à une température supérieure à 40 °C.

Si la flore biogène est naturellement présente et dominante, la présence accidentelle en surnombre de bactéries pathogènes n’entraînera que des symptômes mineurs et à terme, après  disparition de la pourriture, les germes indésirables perdront leur domination. Mais il s’avère que les milieux et les sols dégradés sont particulièrement pauvres en micro-organismes positifs.

Il est par ailleurs fortement probable que la qualité de l’eau des cellules et milieux de culture ait un impact sur l’écologie des populations microbiennes. De l’eau empoisonnée ou chlorée ne peut pas générer la vie. Les clusters (groupes de molécules) de l’eau, compte tenu de notre avancement technologique, semblent avoir une mémoire chimique et biologique, mais il est plus probable qu’ils présentent une dégradation ou une aggradation liée aux rayonnements solaires et ondes électriques. (cf. études de Marcel Violet).

Selon les études scientifiques, les eaux de source, les eaux d’orage et les eaux ayant subi un ensoleillement prolongé, sont des eaux vivantes, par opposition aux eaux traitées ou qui ont été en contact avec des métaux, comme les eaux de conduite, qui sont mortes. L’eau fait partie intégrante du processus de vie, en tant que transporteur des éléments vitaux des cellules et milieu de vie des micro-organismes. Une bonne qualité de l’eau est essentielle à une parfaite qualité de la vie. Selon Marcel Violet, les légumes crus contiennent une eau biologiquement vivante capable d’entretenir la vie. Les graines ne conservent leur capacité germinative que tant qu’elles renferment une quantité suffisante d’eau (15 à 28%).

                               A partir de 1971, le Professeur Teruo Higa, spécialiste en agronomie, entreprit des recherches sur l’activité des bactéries anaérobies, dans le but d’améliorer les rendements agricoles. Ces études furent rapidement abandonnées pour des raisons qui lui sont propres. Ce n’est qu’en 1981, à l’université d’Osaka qu’il reprit ses recherches et mit en évidence par hasard l’interaction entre les 5 groupes de micro-organismes aérobies et anaérobies: les levures, les bactéries d’acide lactique, les moisissures fermentantes, les bactéries photosynthétiques et les actinomycètes. Les micro-organismes s’adaptent spontanément à leur milieu et peuvent  rester latents si les conditions ne leurs sont pas favorables.

Il a ensuite isolé des micro-organismes bénéfiques de divers groupes afin d’augmenter individuellement leur population dans un milieu de culture. A la suite d’essais infructueux, débouchant sur une impasse, il jeta ses milieux de culture dans un coin de pelouse. Quelques temps plus tard, il fut très surpris de constater une luxuriance anormale dans cette partie du jardin, et se souvint avoir jeté des micro-organismes sur cet emplacement.

Il reprit alors ses expériences en effectuant des assemblages d’EM pour aboutir, de façon empirique, à un cocktail de 80 micro-organismes d’origines diverses et variées, aérobies et anaérobies, permettant d’augmenter notablement les rendements des cultures tout en réduisant les apports d’éléments nutritifs et d’eau.

“Quand un mélange commençait à sentir mauvais, je le jetais et j’en faisais un autre”. C’est ainsi que le Professeur décrit l’approche tâtonnante de sa recherche.

                               Il mit ensuite au point une méthode de production et de multiplication des micro-organismes efficaces pour une diffusion maximale dans le monde agricole. Il a été, depuis cette époque, découvert de nombreuses autres variantes d’assemblages et applications à l’emploi des EM.

                               Les conditions anti-oxydantes créées par les EM  empêchent la pourriture. Ils peuvent donc être considérés comme un mécanisme qui élimine les insectes nuisibles phytophages ou nécrophages et les maladies, alors qu’en même temps, il stimule la croissance et la prolifération des insectes utiles.

                               Les EM ont un effet stimulant sur l’enracinement des végétaux, ce qui favorise le développement aérien et la fructification. On constate un accroissement spectaculaire des rendements, tout en allongeant la période de production. Les fruits et légumes ont des qualités physico-chimiques supérieures.

                               La méthode de production des EM se décompose en trois phases distinctes:

  1. incubation de bactéries dans de l’eau de riz, qu’on retrouve sous l’appellation EM
  2. multiplication des bactéries dans un milieu de culture malolactique (lait, petit-lait) qu’on retrouve sous l’appellation EM 1
  3. activation des bactéries avec des matières carbonées (mélasse, sucre), qu’on retrouve sous l’appellation EM a

Le professeur Teruo Higa découvre également que ce mélange d’EM est capable d’influencer positivement la décomposition de la matière organique d’une façon telle, qu’elle se régénère dans un processus favorisant la vie. Il invente alors le bokashi.

Qu’est-ce que le bokashi:

En japonais, bokashi signifie “matière organique fermentée”. C’est la forme la plus simple de l’utilisation des micro-organismes efficaces.

                               Le bokashi consiste en un pré-compostage de tous déchets animaux et végétaux, crus ou cuits, du jardin et de la table, en milieu anaérobie, par ajout d’EM a (micro-organismes efficace activés). Concrètement, les déchets de la table et du jardin sont mélangés à du son de céréales chargé de micro-organismes activés (EM a), dans un seau étanche à l’air.

Il en résulte une fermentation qui produit d’une part, un jus de compost très riche en bactéries et éléments fertilisants, et d’autre part des résidus organiques exempts de putréfaction, également riches en bactéries et en azote qui n’a pas été brûlée par l’action de l’oxygène. Comme pour la choucroute, on obtient un produit transformé de haute valeur nutritive et énergétique pour les végétaux, les animaux et la micro faune du sol.

Le bokashi, après digestion par les bactéries, ne change pas beaucoup d’apparence, mais prend une forme organique facilement ingérée particulièrement attractive pour les vers de terre. Il en résulte une minéralisation rapidement disponible pour les plantes. Cette matière peut être distribuée aux animaux qui en raffolent.

¿Pourquoi l’adopter? me direz-vous, si vous pratiquez déjà d’autres méthodes qui vous donnent entière satisfaction.

Concrètement, il est impensable de se priver de mélanger et cumuler les techniques qui fonctionnent individuellement, si l’on veut se faciliter la tâche et obtenir de meilleurs résultats.

Contrairement à un vermicompost (lombricompost), elle permet un compostage en appartement sans odeurs désagréables ni insectes indésirables.

Les produits écartés d’un compost traditionnel sont admissibles: viande, os, poisson, ail, oignon, agrumes, déjections animales, préparations cuites, déchets de table…. Seuls les papiers, plastiques, métaux et liquides sont indésirables dans le bokashi.

Il n’y a pas de lombrics à manipuler pour celles et ceux qui y répugnent. Les déchets sont plus faciles à récupérer, il n’y a pas de vers à séparer de la matière organique.

Les déchets ne chauffent pas comme dans un compost traditionnel, la température de la matière ne dépasse jamais 40 °C.

Les déchets étant tassés pour chasser l’air, ils représentent un volume réduit, un seau de 20 litres suffit pour traiter les déchets d’une famille de quatre personnes.

Ce pré-compostage est très rapide, les matières sont utilisables après seulement deux semaines. Le bokashi résultant de ce pré-compostage fournit très rapidement des matières permettant d’augmenter la résistance des végétaux aux insectes et maladies, et d’augmenter les rendements des cultures de 30 à 70 %.

L’emploi de bokashi permet de réduire de façon significative les apports d’engrais et d’eau.

Le bokashi, grâce à son apport en azote et bactéries, est un activateur de compostage traditionnel, il permet d’obtenir un compost prêt à l’emploi en 2 à 3 mois contre 8 à 12 mois sans ajout de bokashi dans le composteur. Le bokashi dynamise la micro-faune du compost.

Les EM, micro-organismes efficaces présents dans le bokashi régénèrent la vie microbienne des sols, au même titre que vous restaurez votre flore intestinale après avoir ingéré des antibiotiques. Les pratiques agricoles “modernes” industrielles, à grands coups d’engrais chimiques et de pesticides, ont détruit plus de 95 % des micro-organismes bénéfiques du sol et une bonne part de sa micro faune (insectes et vers de terre). C’est comme si vous donniez du bifidus actif à vos plantes.

Les micro-organismes, en optimisant les relations avec les champignons (mycorhizes) et les racines, facilitent l’absorption des éléments nutritifs par les plantes.

Le bokashi mobilise des énergies de chaleur que d’autres procédés ne permettent pas d’obtenir. C’est ainsi que les floraisons et fructifications sont considérablement augmentées et que les périodes de floraison et fructification sont notablement allongées par l’utilisation de bokashi. La végétation est plus luxuriante.

Dans un compost traditionnel, le carbone se lie à l’oxygène pour se décomposer en gaz carbonique CO². Grâce aux micro-organismes et à la fermentation anaérobie à faible température, la matière carbonée et l’azote des déchets ne sont pas détruits. Ils restent disponibles et facilement assimilables par les végétaux. Il n’y a pratiquement pas de dégagement de CO² qui influe sur la couche d’ozone de notre planète.

Les déchets verts du jardin et de tonte des pelouses, toujours volumineux, sont rapidement et facilement réutilisables au jardin, contrairement au compostage qui entre très rapidement en putréfaction avec un échauffement et des odeurs difficiles à maîtriser.

Il permet d’éliminer les odeurs d’étable ou de clapier lorsqu’on l’ajoute à la litière des animaux. Il empêche également la prolifération des mouches.

 

Comment faire son bokashi:

                               Il vous faut un seau à bokashi muni d’un couvercle étanche, de 10 à 20 litres de contenance, équipé d’un robinet de récupération des jus de compost. Il sera suffisant pour une famille de 4 personnes, pour traiter les déchets d’une quinzaine de jours. En pratique, il vous en faudra un deuxième que vous remplirez pendant la maturation du premier qui durera quinze jours (voir sites marchands en fin d’article).

Le bricoleur videra son seau plein dans un sac plastique ou un seau de récupération étanche (en fin de fermentation, il n’y a que très peu d’écoulement de jus), pour remplir à nouveau son seau spécial qui permet une récupération aisée du jus de compost.

Il vous faut également du son bokashi enrichi en EMa. Un sachet de 2 kg est suffisant pour 6 à 12 mois de traitement des déchets (plusieurs adresses de fournisseurs en fin d’article).

Le bricoleur réutilisera son vermi-composteur en l’enveloppant d’un sac plastique fermé à l’aide d’un lien pour le rendre étanche à l’air.

Le bricoleur averti fabriquera son composteur en emboîtant deux seaux de récupération avec couvercle étanche (peinture, crépi, etc…). Le fond du seau supérieur est percé de trous tous les 2 cm, à l’aide d’une mèche de 6 à 8 mm. Le seau inférieur est percé, en bas latéralement, d’un trou permettant d’adapter un robinet de vidange (à acheter en matériel irrigation goutte à goutte par exemple). Le robinet peut être remplacé par un tuyau souple branché sur une traversée de paroi,  qu’on replie et pince pour l’obturer. Les deux seaux sont empilés et leur jonction est étanchée à l’aide de silicone ou de ruban adhésif. Le fond des deux doit ménager un vide d’environ deux centimètres qui permet l’écoulement du jus de compost.

Le bokashi ne doit jamais baigner dans son jus pour pouvoir évoluer favorablement. Le jus de compost n’a pas une durée de vie très longue, il faut l’utiliser dans les trois jours qui suivent.

Composter les déchets de cuisine:

                               Dans un seau à bokashi étanche, étalez deux cuiller à soupe de son bokashi (son inoculé avec des EM) puis déposez une couche de déchets de 3 à 5 cm d’épaisseur, puis saupoudrez à nouveau deux cuiller à soupe de son bokashi. Tassez fortement pour chasser l’air.

Pour servir de poids et éviter le contact avec l’oxygène restant dans le seau, déposez sur la matière entassée un sac plastique contenant du sable.

                               La fermentation produira un jus de compost que vous prélèverez chaque jour ou au plus tard tous les trois jours, en fonction de l’abondance. La production de jus de compost est plus ou moins abondante  selon l’activité des bactéries et la teneur en humidité des matières compostées. Ce n’est pas un critère de qualité, ni l’aboutissement de la fermentation.

                               Vous continuerez ainsi par couches successives, en coupant les morceaux les plus gros pour faciliter la décomposition et l’entassement Lorsque le seau est plein, laissez fermenter deux semaines avant de le vider des matières solides.

Vous pouvez casser grossièrement les os et les ajouter à votre bokashi. C’est une réserve de carbone et d’azote, de plus la structure poreuse peut abriter les micro-organismes, comme dans la Terra Preta.

                               Le remplissage du seau peut se faire en une seule fois si vous avez un grand volume de déchets, ou petit à petit, en fonction de votre production. Il est essentiel de rajouter un peu de son starter bokashi lors de chaque ajout de déchets, pour s’assurer de maintenir la transformation du milieu en bonne voie.

                               La température idéale de stockage du seau bokashi se situe entre 18 et 25 °C.

                               A partir d’une solution d’EMa, mélangez du son de blé avec des EM non dilués jusqu’à obtenir un mélange homogène qui ne suinte pas quand on le presse, mais qui reste bien formé en boule dans la main. Mélangez ensuite cette préparation à vos déchets, dans la proportion de 10 à 20 % de son.

Utilisations du bokashi:

                               Le jus de bokashi est un engrais très puissant et un produit éliciteur qui permet de limiter l’emploi de fongicides et d’insecticides. Il ne peut en aucun cas être utilisé pur, sous peine de détruire la végétation, à cause de sa forte acidité (PH entre 3 et 4).

  • solution diluée à 1/1000: engrais liquide à utiliser en arrosage, utilisation quotidienne.
  • solution diluée à 1 %: engrais liquide à utiliser en pulvérisation foliaire ou du sol, utilisation hebdomadaire.
  • solution diluée à 10 %: en pulvérisation foliaire, éliciteur permettant d’éviter les attaques d’insectes prédateurs et de maladies cryptogamiques comme le mildiou de la tomate.

                               Le bokashi est un produit très acide, son PH se situe entre 3 et 4. De ce fait, il a besoin d’une période de maturation avant de pouvoir être mis au contact des cultures. Apportez une couche de deux centimètres d’épaisseur sur le sol, puis griffez légèrement pour l’incorporer à la terre (attention, les animaux en raffolent, ils n’hésiteront pas à creuser pour le manger). En été, vous pourrez semer ou planter après une semaine d’attente. Au printemps et en automne, il faudra attendre trois ou quatre semaines, en fonction de la température, pour que l’acidité du mélange redevienne acceptable pour les végétaux. En cours de culture, apportez le bokashi entre les rangs de végétaux en respectant une distance de 30 cm des plantes.

Pour un usage immédiat de votre bokashi, vous pouvez l’apporter au fond des pots de culture, en ajoutant par dessus 5 cm de terreau pour éviter la proximité des racines. Il en ira de même dans les massifs et au potager, le bokashi devra être recouvert de 5 à 10 cm de terre pour ne pas être au contact des racines.

Vous pouvez également le donner en nourriture à vos animaux domestiques (poules, lapins, chevaux, moutons, chèvres, porcs et chiens en raffolent).

Pour un usage différé de votre bokashi, vous pouvez l’ajouter à votre compost traditionnel.

Vous pouvez le mélanger à de la terre en couches alternées de 10 cm d’épaisseur pour le faire mûrir et l’utiliser ensuite, après maturation de quelques semaines, sur les massifs, en terreau de semis ou de rempotage. Vous pouvez le disperser à la volée sur votre gazon. Vous pouvez l’enterrer autour de vos arbres à l’aplomb de la couronne des branches.

Composter les déchets verts en sac ou en tas:

                               Plusieurs processus d’élaboration sont possibles, alternatives au bokashi de cuisine. Tout dépend du volume de déchets à traiter, du temps et de l’espace disponibles, ainsi que des moyens à disposition.

                               En fonction de ces différents éléments, on pourra opter pour un traitement en sacs plastique, en tonneau, en fosse ou en butte. L’essentiel est d’assurer une température assez stable entre 18 et 25 °C (ne pas mettre en plein soleil) et une couverture qui limite l’oxydation de l’air et de la lumière.

Les gazons peuvent être pulvérisés avec une solution d’EMa diluée à 2 %, quelques heures avant la tonte, puis les déchets seront directement placés en sacs plastique pour une durée de deux semaines.

Les sacs sont vidés d’air, puis posés au sol, ouverture vers le bas pour permettre l’écoulement de liquide dans la terre. Si vous n’avez pas de solution d’EMa, vous pouvez également mélanger intimement la tonte avec du son bokashi avant la mise en sac ou dans un seau composteur si vous n’avez pas de gros volumes. Après deux semaines de fermentation à l’ombre, pour une plus grande stabilité de la température, le pré-compost sera utilisé comme le bokashi de cuisine.

                               Les buttes et fosses de culture ou de compostage pourront être formées en ajoutant 2 cm de compost bokashi entre des couches de 20 cm de déchets végétaux. Il est possible d’ajouter de la poudre de céramique EMX et/ou ajouter du jus de bokashi ou une solution EMa (généralement appelée EMS), dilués à 2 %. A ce stade de mes connaissances, je ne suis pas à même de vous recommander la meilleur composition possible, mais il est vraisemblable que les meilleurs résultats seront obtenus en cumulant toutes les matières.


Les déchets verts (adventices, tontes de gazon, feuilles mortes, broyat, BRF, …) doivent être protégés de l’air et de la lumière en les plaçant si possible à l’ombre et couvert d’une bâche maintenue au sol à l’aide de matériaux lourds (pierres, moellons, etc…). Si la bâche est de couleur noire, couvrez-la d’un tissus blanc pour éviter une solarisation qui ferait monter la température du tas au-delà de ce que peuvent supporter les micro-organismes.

Le contact avec le sol permet la prolifération  et l’intégration au bokashi des micro-organismes indigènes.

Conservation du bokashi:

                               Le son de bokashi commercialisé est un produit sec, composé de son de céréales qui a été composté avec des micro-organismes activés. Il se conserve dans son emballage d’origine ou dans un récipient étanche à l’air, à température ambiante (de préférence en cave entre 8 et 15 °C), et de préférence à l’obscurité. La durée de vie du son bokashi sec est de plus de deux ans. Sa bonne odeur est l’assurance d’un bon état de conservation.

                               Le son de bokashi frais est humide, il se conserve dans un seau étanche à l’air. La température de conservation doit se situer entre 8 et 15 °C. Dans de bonnes conditions il se conservera parfaitement pendant deux mois. Vous pouvez prolonger sa durée de vie en le faisant sécher au soleil sur une bâche.

                               Le compost bokashi provenant de la fermentation de déchets ménagers ou du jardin avec du son bokashi peut être conservé plusieurs semaines avant utilisation au jardin. Il suffit de l’enfermer dans des sacs étanches que vous conserverez en cave à une température comprise entre 8 et 15 °C.

Mélangé par moitié à de la terre ou du terreau forestier, il viendra à maturité en une semaine s’il est à température constante d’environ 18 °C, contre 3 à 4 semaines par des températures proches de 10 °C.

La culture d’EM, une alternative au bokashi:

                               L’élaboration d’EMa (micro-organismes activés) chez vous, à partir de solution mère EM, est justifiée si vous avez de grandes surfaces de jardin, beaucoup de déchets à traiter ou envie d’autres applications que l’élaboration de bokashi (cf. les différentes applications). L’alternative consiste à acheter une solution de micro-organismes activée EMa qui vous permettra de fabriquer une grande quantité de son de bokashi à moindre coût, et de varier vos utilisations domestiques.

Un aperçu en vidéo.

Que sont les EM ? (micro-organismes efficaces):

                               Commençons plutôt par dire ce qu’ils ne sont pas.

– Les EM ne sont pas un engrais, il ne sont là que pour engager le processus de transformation des matières minérales et végétales et veiller à ce qu’elles soient entièrement transformées, en vue d’une assimilation par les végétaux. Pour que les micro-organismes agissent correctement et durablement, ils doivent toujours être accompagnés d’une certaine quantité de matière organique.

– Le mélange EM de base est un assemblage de bactéries à dominante lactiques fermentantes, complexe biologique sélectionné de 80 souches différentes, qui prend en charge les processus naturels du sol et agit sur le métabolisme des végétaux.

– Les EM “fabriqués” permettent de restituer au sol des micro-organismes capables de faire évoluer favorablement la matière organique et minérale du sol.

Comment sont obtenus les EM:

L’élaboration des mélanges d’EM est un processus de laboratoire difficilement reproductible sans matériel sophistiqué. Un assemblage de micro-organismes sélectionnés est mis en culture dans une solution d’eau et de mélasse de canne à sucre qui doit mûrir pendant un cycle lunaire, soit 28 jours, à température constante. La préparation obtenue a une odeur aigrelette qui rappelle celle de la bière et de la choucroute et une coloration brun-doré. Les micro-organismes ayant consommé toute la matière carbonée, ils sont entrés en repos.

Vous trouverez en fin d’article quelques adresses de firmes qui les commercialisent. Ils pourront être réactivés (EM a) à tout moment en les remettant en culture à 35/37 °C avec de l’eau et de la mélasse en milieu anaérobie pendant 5 à 7 jours.

Le bricoleur peut élaborer une culture d’EM en fermentant de l’eau de riz pendant 7 jours à 35 °C, puis à nouveau 7 jours de fermentation après addition de 10 volumes de petit-lait, suivie de 14 jours de maturation après ajout de 3% de mélasse. L’assemblage de bactéries ainsi obtenu est aléatoire et n’aura forcément pas la même action ni la même efficacité que celle d’un assemblage scientifique testé, de souche sélectionnées.

Comment activer des EM?:

Le démarrage d’une fermentation devrait se faire en lune descendante et en jour fruit ou fleur, en évitant absolument les accidents du calendrier, nœuds lunaires et planétaires, éclipses et périgées lunaires.

Pour obtenir 1 litre d’EMa il faut:

  • 30 grammes de mélasse (3%)
  • 94 centilitres d’eau (0,940 kg. = qsp 1 litre)
  • 30 grammes de solution mère EM (3%)

En pratique, il faut chauffer un peu d’eau à 60 °C, de préférence dans une casserole émaillée ou en inox (jamais de cuivre), température à laquelle de nombreux micro-organismes défavorables sont détruits.

Utilisez de l’eau de source peu minéralisée, ou de l’eau ayant reposé 24h00, si possible dynamisée, puis y diluer 3 % de mélasse de canne à sucre. Ajouter de l’eau jusqu’au volume désiré et refroidir à 40 °C. Ajouter 3 % de solution EM, puis mélanger délicatement avec une cuiller en bois pour ne pas introduire d’oxygène dans la préparation. L’incubation se fait dans un bidon spécial équipé d’un bouchon fermenteur et d’une résistance chauffante.

Ajouter 1 g/litre de sel non raffiné et 3% de vinaigre de cidre permet d’augmenter la durée de conservation de la solution EMa

Les bricoleurs réaliseront leur activation dans un récipient à soupape (pulvérisateur recyclé) ou équipé d’une bonde de fermentation, plongé dans une glacière isotherme contenant de l’eau chauffée à 35 °C par une résistance d’aquarium. (total environ 25 à 40 €).

La fermentation peut alors commencer, et durera 7 à 9 jours à 35 °C. Si la température descend en-dessous de 32 °C ou monte au-delà de 38 °C, l’assemblage de micro-organismes sera modifié et son efficacité ne sera plus optimale.

Augmenter la dose de micro-organismes jusqu’à 5% permet de compenser certains petits écarts de préparation. Le fermenteur averti pourra réduire la quantité d’EM jusqu’à 1%, et la mélasse à 2%.

La fermentation est achevée lorsque le PH est descendu entre 3.2 et 3.8. Vous pouvez le tester à partir du cinquième jour, à l’aide d’un pehamètre ou de bandelettes PH 3-5 que vous pouvez vous procurer en pharmacie ou sur les sites spécialisés.

Causes d’échec d’une fermentation d’EM:

1 – Fermenteur sale. Le fermenteur a-t-il été bien nettoyé?
2 – Solution mère EM1 dégradée. Le pH a-t-il été mesuré avant utilisation? (optimal entre 3,3 et 3,8) on peut ajouter 1.5% à 5% de vinaigre de pomme et 1 g de sel/litre ou fleur de sel pour améliorer la fermentation, la conservation et l’efficacité. Une odeur désagréable est un indice de dégradation.
3 – L’emplacement du fermenteur est-il bien choisi? loin des câbles électriques et des courants d’air.
4 – Pas de chauffage direct supérieur à 300 W pour une plus grande stabilité de température.
5 – La température de fermentation n’est pas bonne. Contrôler la température en continu et tester le thermostat (35/37 °C).
6 – La mélasse s’est déposée au fond du fermenteur. La température du haut du fermenteur devrait être inférieure de 5 à 10 °C pour faciliter un mouvement thermique du liquide qui empêche le dépôt. Mélangez quotidiennement.
7 – L’eau employée n’est pas de bonne qualité ou trop minéralisée. Utilisez de l’eau de source peu minéralisée. Ajoutez des pipes en céramique EM (enfilées sur une ficelle avec un nœud entre chaque pipe), pour l’amélioration de la qualité de l’eau. Si vous n’avez que l’eau du robinet, faites-la bouillir ou laissez-la reposer à l’air pendant 24 heures pour évaporer le chlore. Dynamisez votre eau.
8 – La mélasse a été remplacée par du miel. Le miel ayant des propriétés bactéricides qui empêchent la prolifération désirée, il faut allonger le temps de fermentation de 3 à 4 jours.
9 – Remplir le fermenteur au maximum (-3 cm du haut), en chauffant le volume d’air se dilate et l’eau se contracte. Contrôler si la fermeture est étanche. La présence d’oxygène en grande quantité favorise le développement des levures, au détriment des  bactéries anaérobies.

10 – Une couche blanche flottante se forme sur le liquide. Ne pas chauffer à moins de 31 °C, cela favorise une fermentation lactique.
11 – Une fermentation à 39 °C ou plus est défavorable à l’équilibre recherché, en empêchant la production de levures.
12 – N’ouvrir le fermenteur qu’en cas de nécessité absolue ou en fin de fabrication pour éviter l’introduction d’oxygène.
13 – Mesurer le pH après sept à neuf jours de fermentation, s’il est supérieur à 4, il se formera des levures. Ne pas donner aux animaux, utiliser uniquement pour le jardin, le compost ou le lisier.
14 – Conserver EM1 et EMa dans des récipients propres, remplis à ras bord et bien fermés, à l’abri du soleil et au frais.( 8 à 10°C)
15 – Bien étiqueter les récipients avec la date de fabrication et le nom du contenu.

Conservation des EM:

Les EM et EMa doivent être conservés à l’abri de l’air et de la lumière. La température optimale de conservation se situe entre 8 et 15 °C. À une température inférieure à 6°C la vie bactériologique diminue, elle s’endort. Les micro-organismes ne sont pas détruits, ils redeviennent actifs à une température plus clémente.

Au-delà de 40 °C certains micro-organismes meurent.

Utilisez des flacons en plastique que vous garderez pleins en les pressant pour éliminer l’air, ou en ajoutant des billes de verre pour compenser le sous-tirage.

Les récipients en verre sont déconseillés, car ils pourraient exploser en cas de fermentation du produit. Les récipients métalliques sont proscrits.

Peut-on reproduire des EMa ?

                               En partant d’une solution d’EM activés (EMa), on peut multiplier les micro-organismes de la même façon qu’on peut fabriquer de nouveaux yaourts à partir d’un yaourt mélangé à du lait. Là encore, on rencontre les mêmes limites: à la longue les micro-organismes s’affaiblissent et se mélangent à de nouvelles souches qui peuvent être indésirables, voire nocives. Il est donc recommandé de ne pas les employer dans l’alimentation humaine et de ne pas aller au-delà de dix reproductions. En pratique, vous n’aurez à racheter des EM qu’au bout d’une dizaine d’années.

Pour obtenir à nouveau 1 litre d’EMa il faut reprendre la recette d’élaboration des EMa à partir d’EM citée plus haut.

  • 30 grammes de mélasse (3%)
  • 94 centilitres d’eau (0,940 kg. = qsp 1 litre)
  • 30 à 50 grammes de solution EMa (3 à 5%)

Utilisations des EM:

Qu’est de que la céramique EMx?

Il s’agit d’un produit élaboré à partir de terre argileuse mélangée à une solution EM avant cuisson à très haute température (1200 °C) sans oxygène. Elle se présente sous forme de poudre, de micro-granulés, de tubes,  ou d’anneaux.

Il semblerait que la cristallisation de la terre détruise les micro-organismes mais que la céramique conserve des vibrations électromagnétiques qui constituent une sorte de mémoire des micro-organismes transmissible au milieu qui entre dans leur zone d’activité.

Cette céramique EMx peut ainsi servir dans de nombreuses applications et élargit le champ d’utilisation des micro-organismes..

Utilisations des EMx:

La poudre de céramique EMX peut être intégrée aux substrats de culture. Mélangée à de l’argile, elle est employée dans le traitement des bassins et étangs. Elle est employée au Japon pour dépolluer les sites irradiés.

Les tubes céramique sont utilisés dans le traitement de l’eau. Ils sont employés lorsque la poudre pourrait présenter un problème de mise en oeuvre. Ils ne s’usent pas, leur action est permanente et illimitée. Ils réduisent les dépôts calcaires et améliorent la qualité de l’eau.

Les boules de verre et les céramiques EM-Kin neutralisent les influences néfastes de l’environnement et apportent une énergie positive aux milieux aquatiques.

Les boissons fermentées FBF et EM-BF sont utilisées en complément alimentaire. Elles auraient une efficacité dans la régulation des cellules tumorales.

Étude économique et de faisabilité:

L’achat de “son bokashi” est le moyen le plus simple d’aborder l’utilisation des EM et le compostage de cuisine, mais cela ne permet pas toutes les possibilités qu’offrent les micro-organismes efficaces. Il s’agit de son de céréales enrichi d’EM, puis séché.

Le moyen terme est l’achat de solution EMa et des dérivés.

Le spécialiste, le bricoleur averti et le minutieux pourront s’attaquer sans difficulté particulière à la multiplication et à l’activation d’EM à partir d’une solution mère.

  • Seau bokashi, coût moyen 47 € + frais de port 7.50 €. Permet de composter 20 litres de déchets, quantité généralement produite par une famille de 4 personnes en deux semaines. Il s’agit d’un seau à fermeture hermétique, avec une fond percé amovible et un robinet d’écoulement pour l’évacuation du jus de compost. Il est généralement en plastique  élaboré avec de la poudre de céramique EM-X qui renforce l’action du son bokashi. Certains sont vendu avec un sac de starter son bokashi.
  • Son bokashi sac de 2 kg, coût moyen 6.50 € + frais de port 7.50 €. Permet de traiter 6 mois à 1 an de déchets de cuisine pour une famille de 2 à 4 personnes.
  • Solution EMa, coût moyen, 1 litre = 6 €, 5 litres = 22.50 €, 10 litres = 35 €/+ frais de port 7.50 €.  1 litre d’EMa permet de fabriquer jusqu’à 20 kg de son bokashi, selon la méthode d’élaboration. L’EMa permet d’élaborer des engrais, après dilution à 0.2 %. 1 litre d’EMa permet d’élaborer 500 litres de solution d’arrosage ou de pulvérisation foliaire. En traitement des attaques d’insectes et maladies cryptogamiques, 1 litre d’EMa permet de préparer 100 litres de solution de traitement à 10 %.
  • Fermenteur, coût environ 100 €, vous pouvez en bricoler un pour environ 40 €.
  • Solution EM1, coût moyen, 0,5 litre = 17 €, 1 litre = 28 € + frais de port 7.50 €. 1 litre d’EM1 permet de préparer 33 litres de solution EMa.

Plusieurs mois m’ont été nécessaires pour effectuer des essais et des tests, et la rédaction de cette courte page m’a occupé une partie de l’hiver. Pourtant, j’ai la conviction de n’avoir pas fait le tour de la question (ni perdu mon temps), et je ne suis pas certain de ne pas avoir fait d’erreur ni de fautes d’orthographe. Aussi je vous invite vivement à poser les questions qui vous trottent dans la tête, ainsi qu’à partager votre savoir, vos expériences et résultats en la matière. Le partage est essentiel dans l’acquisition et la transmission des compétences. Les questions/réponses sur ce sujet complexe permettront de finaliser cette page en lui donnant plus de vie. Enfin, si vous n’avez pas peur de passer pour un illuminé, partagez cette page dans vos réseaux de connaissances.

À suivre: l’utilisation des micro-organismes au jardin.


   

Bibliographie:

-An Earth saving revolution (Une révolution pour sauver la Terre) Teruo Higa http://em-inside.blogspirit.com/media/02/01/3427130916.pdf

-Les micro-organismes efficaces au quotidien: Anne Lorch

https://www.youtube.com/watch?v=eCWs7OgCw4U

-Qualité de l’eau:  https://lanaturedeleau.blogspot.fr/2016_01_01_archive.htm

-Le secret des patriarches: Marcel Violet http://www.magnetoculture.com/magnetoculture/Histoire_&_Livres_files/Le%20Secret%20Des%20Patriarches%20Marcel%20Violet.pdf


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