Le ver du poireau

Sujet en cours d’élaboration

                     Ce n’est pas par hasard si cette question revient périodiquement. En effet, les insectes s’attaquant aux liliacées (poireaux, ail, oignons, échalotes) sont assez difficiles à chasser du jardin.

                     La mouche mineuse des poireaux, nouveau ravageur en France depuis 2003, a fait son apparition en Hongrie en 1986, avant de progresser vers l’ouest. Elle fait des dégâts importants sur les Allium cultivés, principalement le poireau, l’oignon et la ciboulette, mais elle n’est pas la seule à s’attaquer à ce légume. Le vrai problème réside dans le fait que deux générations de mouches se succèdent au cours d’une même saison, et que très rapidement les larves se transforment en pupes, des sortes de cocons dans lesquels on ne peut que très difficilement les atteindre. On ne peut pas les confondre avec Delia antica, la mouche de l’oignon car il n’y a pas de pourriture dans les cavités. Les pupes sont exclusivement dans les tissus végétaux, elles ne migrent pas dans le sol.

                     La maîtrise du ravageur passe par une bonne connaissance des périodes de vol des adultes qui peut se faire par piégeage sur des plaquettes jaunes engluées.

                     Le premier impératif est une rotation longue des cultures (3 ans minimum) avec une fertilisation du sol longtemps à l’avance sans fumier frais.

                     Le deuxième réside dans l’association des cultures qui masquent leur odeur respective. Céleris et carottes sont de vrais amis pour les poireaux. Toutefois, des essais de cultures de poireau seul ou en mélange avec carotte, trèfle ou haricot réalisés par Legutowska et Klepacka (2001) n’ont pas mis en évidence de combinaison plus intéressante que la monoculture.


                     Le troisième est une nourriture du sol d’excellente qualité qui renforce les défenses naturelles des végétaux, et là encore le bois raméal fragmenté (BRF) fait miracle.

                     Et pour finir, l’utilisation des purins, décoctions, infusions et autres macérations de plantes qui ont une action répulsive, élicitrice et insecticide. Attention, le purin d’orties attire la mouche responsable de la teigne du poireau.

                     Les pratiques culturales aident à renforcer les défenses naturelles: retailler racines et feuilles à la plantation, laisser sécher à l’air un jour ou deux avant plantation, retailler à ras de terre les plantes atteintes en cours de culture si vous constatez des piqûres alignées sur les feuilles, et la pose de filets fins sur les cultures pour empêcher les mouches de venir pondre sur les plantes.

                     En dernier recours, il reste les insecticides commerciaux qui n’ont pas encore d’homologation et dont on ne connaît pas l’efficacité sur ce ravageur. Comme pour les carottes, le sol doit rester frais pendant toute la culture pour limiter les attaques d’insectes.

A suivre….


Une pensée sur “Le ver du poireau”

  1. pour lutter contre le ver du poireau, je pratique de la façon suivante depuis des années: lorsque je vois l’apparition du ver, je coupe à ras de terre les poireaux et je les pulvérise avec 1 litre d’eau de javel dans 10 litres d’eau. Je suis situé en Ardennes Belges.

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